Nous avons inversé le résultat du milnacipran — voici la correction
Un petit aveu, car il compte plus que le fait lui-même.
Nous avions écrit que le milnacipran — un IRSNa utilisé dans la fibromyalgie — ne réduisait pas le lactate ventriculaire, et nous en avions conclu que son bénéfice n’était pas métabolique. Puis nous avons réellement lu le résumé.
L’essai a trouvé l’inverse. Le milnacipran a réduit le lactate ventriculaire par rapport au départ et au placebo (F1,18 = 8,18 ; p = 0,01), et les patients dont la douleur s’améliorait étaient plus souvent aussi ceux dont le lactate baissait (Natelson et al. (2015)).
Pourquoi cela est arrivé. Tôt dans un long projet, un résumé a été déduit du titre d’une source plutôt que du résumé. C’est exactement le mode de défaillance qu’un processus rigoureux doit intercepter — ici, il a fallu une relecture délibérée.
Pourquoi nous le racontons. Pas pour le mérite. Parce que la correction change l’argument : l’effet du médicament pourrait avoir une composante métabolique — une affirmation différente. (Prudence sur la direction : la baisse de lactate pourrait aussi suivre l’amélioration plutôt que de la causer.)
La leçon. Chaque « n’a pas » du texte est vérifié contre le résumé, pas le titre. Affirmer qu’un essai a échoué est une affirmation — et mérite le même examen. C’est ce qu’un document commandé par des patients peut faire et qu’un communiqué de presse ne fera pas : publier ses propres corrections et garder la trace visible.